Près de trois ans après la disparition du petit Émile au Haut-Vernet, l’enquête continue de susciter interrogations et tensions.

Entre gardes à vue, absence de preuves formelles et témoignages contrastés, certains épisodes récents ont ravivé l’attention autour de la famille maternelle, au cœur des investigations menées par les gendarmes.
En mars 2025, les grands-parents maternels d’Émile, Philippe et Anne Vedovini, ont été placés en garde à vue aux côtés de deux membres de leur entourage familial. Soupçonnés de faits graves, notamment de “recel de cadavre” et d’“homicide volontaire”, ils ont été entendus durant 48 heures avant d’être remis en liberté sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux.
Cet épisode a marqué un tournant dans l’affaire, tant par son intensité que par les soupçons qu’il a fait peser sur la famille. Malgré ces interrogatoires approfondis, aucun élément décisif n’a permis d’établir leur implication dans la disparition ou la mort de l’enfant, laissant l’enquête ouverte et les zones d’ombre intactes.
Le témoignage d’un journaliste au cœur de l’enquête

Dans un entretien accordé à la presse, le journaliste Valentin Doyen, qui suit l’affaire depuis ses débuts, est revenu sur ces moments clés. Présent dès les premières heures de la disparition du petit Émile, il décrit une enquête longue et complexe, rythmée par des rebondissements et des tensions familiales persistantes.
Selon son récit, l’annonce de la garde à vue lui aurait été transmise par une source proche de l’enquête, peu après les obsèques de l’enfant, dans un contexte déjà marqué par des relations tendues entre les grands-parents et les parents d’Émile. Durant ces deux jours d’audition, aucun des membres de la famille entendus n’aurait reconnu la moindre implication, renforçant le caractère incertain du dossier.
Les propos de Philippe Vedovini pendant son audition
Au cours de sa garde à vue, Philippe Vedovini aurait exprimé de manière répétée son innocence. D’après les éléments rapportés, il aurait affirmé à plusieurs reprises ne pas avoir fait de mal à son petit-fils, s’adressant à son avocate dans un moment décrit comme particulièrement éprouvant.
Le journaliste évoque également un comportement singulier durant cette période, Philippe Vedovini fredonnant régulièrement une chanson de Georges Brassens. Ces détails illustrent la tension psychologique entourant cette garde à vue, sans pour autant apporter d’élément concret sur le fond de l’affaire.
Malgré les soupçons initiaux, aucun élément matériel n’est venu corroborer les accusations visant le grand-père. L’absence de preuves tangibles demeure à ce jour un point central du dossier, contribuant à maintenir l’incertitude autour des circonstances du drame.

Un passé controversé et des témoignages divergents
En parallèle de l’enquête, certains éléments du passé de Philippe Vedovini ont refait surface, alimentant les débats. Des propos qu’il avait tenus concernant des méthodes éducatives strictes ont été relayés, évoquant des pratiques disciplinaires qu’il assumait publiquement.
Dans son entourage, les perceptions restent contrastées. Plusieurs voisins décrivent une famille vivant de manière atypique, certains évoquant un climat de crainte autour de la figure du grand-père. D’autres témoignages, plus nuancés, évoquent un cadre familial rigoureux sans pour autant établir de lien direct avec les faits investigués.










