À partir du 1er juillet, les étudiants originaires de pays situés hors de l’Union européenne et ne bénéficiant pas d’une bourse sur critères sociaux ne pourront plus percevoir les aides personnalisées au logement (APL). Cette évolution résulte d’un décret publié au Journal officiel, pris en application de la loi de finances pour 2026.
Le texte précise que l’accès aux APL est désormais réservé, pour les étudiants extra-communautaires, à ceux remplissant les conditions leur permettant de bénéficier d’une bourse d’enseignement supérieur sur critères sociaux. Cette réforme modifie ainsi les critères d’éligibilité à une aide qui représentait jusqu’à présent un soutien financier important pour de nombreux étudiants étrangers installés en France.
Des exceptions prévues pour les étudiants exerçant une activité

Si cette nouvelle réglementation restreint l’accès aux aides au logement, certaines catégories d’étudiants continueront néanmoins à pouvoir bénéficier des APL.
Le ministère du Logement précise en effet que les étudiants engagés dans un contrat d’apprentissage ou exerçant une activité professionnelle parallèlement à leurs études conserveront leur droit à cette prestation, à condition de travailler au moins une heure par semaine. Cette exception vise à maintenir le dispositif pour les étudiants disposant déjà d’une activité rémunérée en complément de leur parcours universitaire.
Les associations dénoncent une mesure aux conséquences importantes
Cette réforme est vivement contestée par plusieurs associations de défense du droit au logement ainsi que par des organisations étudiantes. Certaines estiment que cette évolution crée une différence de traitement entre les étudiants français, européens et extra-communautaires, allant jusqu’à évoquer une forme de « préférence nationale ».
La Fondation pour le logement rappelle notamment que les étudiants étrangers rencontrent déjà des difficultés économiques plus importantes que le reste de la population étudiante. En s’appuyant sur les données de l’Observatoire de la vie étudiante, elle souligne qu’en 2023, ils étaient trois fois plus nombreux que les étudiants français à recourir à l’aide alimentaire.
