Dans un communiqué, Alice Cordier, figure médiatique de Nemesis, affirme que le jeune homme aurait été « balayé au sol », son crâne frappé, puis « lynché à coups de pied ». Elle évoque un placement en coma artificiel et un état de mort cérébrale, des éléments que le parquet de Lyon n’a pas confirmés à ce stade.
Les autorités judiciaires ont toutefois indiqué que la victime se trouve dans un état critique et que son pronostic vital est engagé.
Une enquête pour violences aggravées
Le parquet a ouvert une enquête pour « violences aggravées », confiée à la direction interdépartementale de la police nationale. Les circonstances exactes des faits restent à établir, notamment pour déterminer s’il s’agit d’une rixe entre groupes opposés ou d’un passage à tabac ciblé.
L’avocat du jeune homme conteste d’ores et déjà la version d’une simple altercation. Il parle d’un « lynchage gratuit » par « une dizaine d’individus en surnombre et armés », s’acharnant sur une victime isolée. Il précise que le jeune militant n’était « ni agent de sécurité, ni membre d’un service d’ordre », qu’il n’avait « aucun antécédent judiciaire » et qu’il défendait ses convictions « de manière non violente ».
Le portrait dressé par son conseil décrit un étudiant en mathématiques, amateur de tennis et de philosophie, engagé dans la vie paroissiale.
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