Face à la persistance de ces manifestations, les médecins ont décidé de procéder à des examens complémentaires. L’imagerie cérébrale a alors révélé de multiples lésions kystiques présentes dans son cerveau, une découverte qui a rapidement orienté les spécialistes vers une origine parasitaire.
Les investigations ont finalement permis d’identifier une neurocysticercose, forme neurologique de la cysticercose. Cette maladie est provoquée par les formes larvaires du ténia du porc, Taenia solium, qui peuvent se développer dans différents tissus de l’organisme et notamment atteindre le système nerveux central.
Dans le cas de ce patient, la situation était suffisamment sérieuse pour nécessiter une prise en charge hospitalière importante. Il aurait passé plusieurs semaines en soins intensifs, tandis que les médecins mettaient en place un traitement destiné à combattre le parasite et à contrôler l’inflammation provoquée par les lésions cérébrales.
Les spécialistes se sont ensuite intéressés à son mode de vie et à ses habitudes afin de tenter de comprendre comment cette infection avait pu survenir.
Son goût pour le bacon très peu cuit attire l’attention des médecins
Au cours des échanges avec l’équipe médicale, le patient a indiqué avoir depuis longtemps une préférence particulière pour le bacon très peu cuit et conservant une texture molle, contrairement au bacon fortement grillé et croustillant.
Cette habitude alimentaire a attiré l’attention des médecins dans leur recherche d’une possible exposition au parasite. La consommation de porc insuffisamment cuit peut en effet être associée à Taenia solium, même si le mécanisme conduisant à la cysticercose nécessite une distinction importante.

