Un repère intime, souvent vécu sans y accorder d’importance, pourrait pourtant révéler de précieuses informations sur la santé des femmes au fil du temps.

L’âge des premières règles, étudié de près par la recherche internationale, apparaît désormais comme un véritable indicateur de longévité et de risques métaboliques.
Les travaux scientifiques s’accumulent et convergent : l’âge de la ménarche influence durablement la santé féminine. De vastes cohortes, dont la Women’s Health Initiative, montrent que les femmes dont les premières règles apparaissent après 12 ans présentent, au fil de la vie, moins de maladies chroniques que celles réglées plus tôt. Ce constat intrigue les chercheurs, d’autant que la puberté précoce progresse, poussée par l’environnement, le surpoids et les perturbateurs endocriniens.
Ce que révèle la recherche sur la longévité
Selon ces études de longue haleine, un début de puberté après 12 ans est associé à une espérance de vie plus élevée, tandis qu’une ménarche très précoce correspond à un risque accru de troubles métaboliques. Le chercheur Aladin Shadyab résume : l’âge auquel commence le cycle menstruel serait un indicateur majeur de longévité.

