Eric Laurent, 75 ans, ainsi que Catherine Graciet, 48 ans, ont été accusés d’avoir exigé 2 millions d’euros en 2015 en échange de l’arrêt de la publication d’un livre sur la famille royale marocaine.
Ils risquent jusqu’à cinq ans de prison et 75 000 euros d’amende s’ils sont reconnus coupables. Les deux auteurs ont nié tout acte répréhensible et affirment que c’est un avocat représentant la famille royale marocaine qui leur a proposé l’argent.
Lundi, au tribunal, Laurent a reconnu une « erreur éthique », un « désastre » en ayant accepté de « me laisser entraîner dans cette affaire », mais il a nié avoir commis « une quelconque infraction pénale ».
Son coauteur Graciet a déclaré que l’envoyé marocain « m’a séduit avec son offre financière, j’ai fait le grand saut et je le regrette ».

Révélations embarrassantes
Les écrivains avaient déjà publié en 2012 un livre extrêmement critique sur le roi Mohammed VI intitulé « Le roi prédateur », qui a été interdit au Maroc.

