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28 juillet 2026

437 000 retraités laissent filer jusqu’à 810 € par an, le moyen simple pour les récupérer

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Le chiffre est saisissant : 27,5 % des affiliés à l’Ircantec (Institution de retraite complémentaire des agents non titulaires de l’État et des collectivités publiques) n’ont jamais demandé à toucher leurs droits.
Ce régime, encore méconnu du grand public, concerne tous les anciens agents non titulaires de la fonction publique : vacataires, contractuels, auxiliaires, employés temporaires ou encore personnels hospitaliers.
D’après la Caisse des dépôts, près de 437 000 personnes nées entre 1949 et 1954 ont ainsi laissé leur pension complémentaire dormir sans le savoir.
Un oubli d’autant plus dommageable que les montants peuvent représenter un complément non négligeable : environ 230 euros bruts par an pour les carrières courtes, et jusqu’à 810 euros par an pour les parcours longs. À l’heure où l’inflation fragilise le pouvoir d’achat des retraités, cet argent oublié prend une importance considérable.

Des carrières morcelées, principales coupables

Comment expliquer une telle perte de droits ?
Selon Ronan Mahieu, directeur des études à la Caisse des dépôts, les carrières fragmentées et les transitions entre secteurs sont les principales causes de cet oubli massif.

« De nombreux affiliés ne gardent pas en mémoire qu’ils ont cotisé à ce régime particulier », explique-t-il dans Notre Temps.

Beaucoup de travailleurs, passés du public au privé, changent de caisse de retraite en intégrant l’Agirc-Arrco ou la CNRACL lorsqu’ils deviennent titulaires. Dans ce passage, l’Ircantec disparaît souvent des radars administratifs.
De plus, certains anciens agents, notamment ceux partis à l’étranger, ne réclament jamais leurs droits, soit par méconnaissance, soit par difficulté à effectuer les démarches à distance.

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