Cette précaution lui permettait de retrouver momentanément une forme d’anonymat devenue difficile à conserver compte tenu de sa notoriété. Zidane précise cependant qu’il ne s’agissait pas d’une habitude régulière : il n’aurait participé qu’à deux reprises à ce type de rencontre clandestine.
Pendant ces quelques moments, le joueur pouvait néanmoins retrouver une version beaucoup plus simple du sport qui avait fait sa réputation : quelques participants, un ballon et l’envie de jouer, sans les contraintes accompagnant habituellement un footballeur professionnel.
Edgar Davids l’encourageait à retrouver ce football spontané
À la Juventus, Zinedine Zidane partageait notamment le vestiaire avec Edgar Davids. Le milieu de terrain néerlandais portait lui aussi un intérêt particulier aux matchs improvisés, notamment ceux qu’il pouvait apercevoir sur des parkings.
Zidane se souvient que son coéquipier accordait une véritable importance à ces rencontres organisées loin du football professionnel. Davids lui expliquait que ces joueurs anonymes représentaient précisément ceux pour lesquels il fallait continuer à jouer.
Cette vision correspondait à l’attachement de Zidane pour un football débarrassé de son environnement médiatique, mais le Français restait néanmoins conscient des risques associés à de telles escapades.
Un footballeur professionnel doit en effet préserver son intégrité physique et respecter les exigences de son club. Une blessure survenue lors d’un match improvisé aurait pu l’empêcher de participer à un entraînement ou à une rencontre officielle avec la Juventus. Cette possibilité explique notamment pourquoi ces expériences sont restées exceptionnelles.
Une personnalité réservée malgré une immense notoriété
Ces épisodes correspondent également au tempérament que Zinedine Zidane a régulièrement décrit au cours de sa carrière. Malgré son statut international, il explique n’avoir jamais été particulièrement attiré par la dimension publique de la célébrité accompagnant ses performances sportives.


