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10 juillet 2026

Zaz : « sans thune et à la rue », sans pudeur sur ses galères, « la méchanceté qu’il peut y avoir »

Ce changement profond n’est pas un reniement, mais une quête de sérénité. Loin du tumulte, l’artiste s’est recentrée sur l’essentiel, sur sa musique et sur son équilibre personnel. Un choix assumé, qui transparaît désormais dans ses prises de parole comme dans ses chansons.

La musique comme exutoire, le pardon comme délivrance

Dans Je pardonne, Zaz répond à ses détracteurs, non pas avec rancœur, mais avec une maturité désarmante. « C’est un chemin, le pardon. Cela n’enlève rien à ce qui a été vécu. Tu décides de pardonner pour te libérer aussi, toi, de ton histoire », explique-t-elle.

Son message est clair : laisser la haine derrière soi pour avancer. Pour elle, la musique n’est pas un simple outil artistique, c’est un moyen de guérir, de respirer, de survivre.

La rue, école de la vie et tremplin inattendu

Avant les plateaux télé et les salles de concert, Zaz chantait dans la rue. Une nécessité, mais aussi un acte choisi.
« La rue s’est imposée parce que je n’avais plus de thunes », se souvient-elle. Un reportage de 2010 la montre, guitare à la main, entourée de musiciens, captant l’attention de passants anonymes.

Ce moment, loin d’être humiliant, a été fondateur. Elle y a appris à faire vibrer sans artifice, à émouvoir sans décor, à s’imposer sans micro.
« Être dans la rue, ça a été un choix. Mais avant, j’étais intermittente, j’ai fait du bal, des orchestres, j’ai travaillé un peu partout », raconte-t-elle.

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