Le Modem veut aussi sa revanche
Autre force politique lésée lors de la précédente répartition : le Modem, affaibli dans les négociations entre les macronistes et Les Républicains. Cette fois, Braun-Pivet souhaite rétablir la place du parti centriste, partenaire historique de la majorité. Reste à savoir si les autres groupes accepteront ce rééquilibrage sans marchandage…
Une stratégie de rendez-vous bilatéraux
Pour éviter une impasse, Yaël Braun-Pivet a entamé une série de face-à-face avec les chefs de file des onze groupes parlementaires. Ce mardi, elle a notamment reçu Marine Le Pen et Boris Vallaud, et doit enchaîner les autres rencontres dans les jours à venir. Son objectif : sécuriser un accord global avant la réunion cruciale du 2 juillet, qui réunira l’ensemble des présidents de groupe.
Ces entretiens sont d’autant plus nécessaires que la moindre opposition à une répartition “à l’amiable” peut faire capoter l’ensemble du processus. La règle est claire : sans consensus, retour à la case départ. Et dans une Assemblée fragmentée, où les coalitions sont fragiles et les rancunes tenaces, le risque d’explosion n’est jamais loin.
Commissions permanentes : les autres leviers de négociation

Outre le bureau, les huit commissions permanentes de l’Assemblée nationale – comme celle des Finances ou des Lois – sont elles aussi renouvelées chaque année. Braun-Pivet compte se servir de ces présidences comme monnaie d’échange dans les discussions : une façon d’offrir à chaque groupe une part de visibilité et d’influence, sans froisser les équilibres sensibles.
Car ces postes, souvent plus techniques mais politiquement très stratégiques, permettent d’influer sur l’agenda législatif et les orientations politiques des textes débattus.
