L’émission dominicale BFM Politique a donné lieu, ce 22 février 2026, à un échange particulièrement animé.

Invitée du programme, la députée Mathilde Panot a été confrontée à plusieurs sujets sensibles, entre actualité lyonnaise, traitement médiatique et responsabilité politique.
Comme chaque dimanche à la mi-journée, BFMTV proposait un nouveau numéro de l’émission BFM Politique. À l’antenne, le journaliste Léopold Audebert recevait Mathilde Panot, députée et présidente du groupe La France insoumise à l’Assemblée nationale.
Parmi les thèmes abordés figurait la marche organisée à Lyon en hommage à Quentin Deranque, jeune homme de 23 ans décédé la veille. La préfecture a indiqué avoir relevé certains gestes controversés lors de cette manifestation. Mathilde Panot a estimé que cette marche n’aurait pas dû être autorisée, évoquant la présence de groupes qu’elle qualifie d’idéologiquement radicaux.
Un échange tendu sur le traitement médiatique

Au fil de l’entretien, la députée a également mis en cause la couverture médiatique de certaines thématiques, citant notamment les inondations et les crues. Elle a suggéré que ces sujets ne bénéficiaient pas, selon elle, d’une visibilité suffisante.
Léopold Audebert a contesté cette affirmation, rappelant que la chaîne traitait régulièrement ces événements avec des reporters sur le terrain. Face à l’absence de réponse précise, le journaliste a insisté : « Mais répondez-moi ! ». Le dialogue s’est alors tendu, chacun campant sur sa position.
Les propos de Jean-Luc Mélenchon au centre du débat
Autre point abordé : une déclaration de Jean-Luc Mélenchon évoquant « une bataille de rue qui a mal tourné ». Léopold Audebert a demandé à son invitée si cette formule pouvait être entendue par les proches du jeune homme.
Mathilde Panot a réagi en invitant à replacer ces propos dans leur contexte, rappelant que Jean-Luc Mélenchon avait également exprimé son émotion. L’échange a mis en lumière la difficulté de commenter des événements récents sans raviver les sensibilités.
La question de la responsabilité politique

En fin d’entretien, la discussion s’est orientée vers la situation du député Raphaël Arnault, dont un ancien assistant parlementaire fait l’objet de poursuites judiciaires. Interrogée sur une éventuelle demande de démission, Mathilde Panot a estimé que son collègue ne pouvait être tenu responsable des faits reprochés à son ex-collaborateur.
Elle a élargi le débat en citant d’autres responsables politiques, notamment Jordan Bardella et Gabriel Attal, suscitant une réaction immédiate du plateau. Les journalistes ont évoqué la notion de « responsabilité morale », tandis que Léopold Audebert a recentré l’échange en rappelant : « On parle de politique ».
Une séquence révélatrice du climat politique
Cet entretien illustre la polarisation actuelle du débat public, où chaque sujet se trouve rapidement relié à des enjeux plus larges. Les échanges entre la députée et les journalistes ont mis en évidence la tension permanente entre critique médiatique, responsabilité politique et exigence de clarté dans les réponses.










