Certains infarctus surviennent avec des manifestations moins caractéristiques, voire sans douleur thoracique marquée. Cette présentation est plus fréquemment observée chez les femmes, les personnes âgées et les personnes diabétiques. Une fatigue soudaine, un essoufflement inexpliqué ou un malaise prolongé peuvent alors constituer les seuls signes visibles.
Une fatigue persistante et un essoufflement inhabituel

La fatigue devient préoccupante lorsqu’elle est nouvelle, profonde et disproportionnée par rapport aux efforts accomplis. Monter quelques marches, porter ses courses, marcher sur une courte distance ou effectuer sa toilette peut alors demander une énergie inhabituelle. Le repos ne permet pas toujours de retrouver son état habituel.
Ce manque d’énergie peut avoir de nombreuses origines, parmi lesquelles une infection, une anémie, un trouble hormonal, un manque de sommeil ou une maladie respiratoire. Cependant, lorsqu’il s’accompagne d’un essoufflement ou d’une baisse progressive des capacités physiques, une origine cardiovasculaire doit également être recherchée par un professionnel de santé.
L’essoufflement mérite une attention particulière lorsqu’il apparaît au cours d’activités auparavant bien tolérées, puis pour des efforts de plus en plus modestes. Une atteinte cardiaque peut empêcher le cœur de propulser efficacement le sang et favoriser une accumulation de liquide. Une gêne respiratoire qui progresse, apparaît au repos ou réveille pendant la nuit nécessite une évaluation médicale rapide.
Des gonflements, des palpitations ou une prise de poids rapide

Le quatrième signal concerne l’apparition d’un gonflement des pieds, des chevilles ou des jambes. Ces œdèmes peuvent rendre les chaussures plus serrées ou laisser une marque après une pression du doigt. Lorsqu’ils sont associés à une fatigue ou à un essoufflement, ils peuvent traduire une rétention d’eau liée à une insuffisance cardiaque.
