Le spécialiste estime que cette situation traduit une forme d’impréparation. Les villes et les logements ne disposent pas toujours de suffisamment de solutions collectives pour permettre aux habitants de se rafraîchir sans recourir massivement à des appareils individuels.
La chaleur elle-même peut également aggraver les tensions. Les nuits difficiles, le manque de sommeil et l’inconfort prolongé peuvent rendre les habitants plus irritables. Des nuisances qui auraient été jugées supportables à une autre période peuvent devenir beaucoup plus difficiles à accepter pendant une canicule.
Clément Gaillard évoque ainsi une véritable « pénurie de fraîcheur ». Selon lui, le manque de parcs, d’espaces ombragés, de quais aménagés ou de lieux accessibles permettant de se rafraîchir pousse chacun à rechercher sa propre solution.
Cette pression se retrouve aussi dans la ruée vers certains équipements pendant les périodes de très forte chaleur. Lorsque la demande explose et que les solutions disponibles restent limitées, les conflits peuvent se multiplier aussi bien dans les commerces que dans les immeubles.
Une étude de l’Apur publiée en avril 2025 observait d’ailleurs que les plaintes liées aux installations de climatisation augmentaient à Paris pendant les périodes les plus chaudes, notamment en raison du bruit généré par les unités extérieures.
