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11 août 2026

« Voilà c’est dit » : Swann Périssé fait une allusion à Pascal Praud et crée un léger malaise

Yann Barthès a alors creusé : humour de gauche, humour de droite ? Une opposition que Meurice a abordée sous l’angle du pouvoir. Il a affirmé que l’humour peut être un outil de domination, comme lorsqu’un enfant subit les moqueries dans une cour d’école. En ce sens, certaines blagues ne seraient pas seulement inoffensives : elles porteraient la marque du pouvoir et de l’exclusion.

Mais l’humour peut aussi être un rempart. « Si le dominé retourne les rieurs en sa faveur, il inverse le rapport de force », a expliqué l’auteur, insistant sur l’aspect subversif et stratégique de la répartie comique.

L’humour « révolutionnaire » selon Swann Périssé

La discussion a ensuite pris un tour plus direct lorsqu’il a été question de l’existence même d’un humour de droite. Swann Périssé, sollicitée sur le sujet, a évoqué Gaspard Proust comme exemple souvent cité, tout en se montrant prudente sur cette étiquette.

Ce qui a fait réagir, c’est sa critique frontale de certains humoristes qui se revendiquent comme des rebelles de la liberté d’expression. Elle a dénoncé une posture selon elle problématique : « Ils pensent faire de l’humour révolutionnaire en disant qu’on ne peut plus rire de tout. Mais en quoi est-ce nouveau de faire des blagues sexistes ou racistes ? »

Elle a dénoncé des attaques déguisées contre les femmes et les minorités, perpétuées sous couvert de provocation. En pointant ces dérives, Swann Périssé a voulu rappeler que certaines postures comiques ne sont pas des audaces, mais des reproductions d’un vieux modèle de domination.

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