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26 juillet 2026

Véronika Loubry se confie après la 42e chimio de son compagnon : « Cela fait deux ans et demi que tu vis au rythme de… »

On apprend alors à vivre « avec l’incertitude, la fatigue… et souvent, la peur », rappelle l’experte. Derrière chaque « chimio numéro 42 », il y a une épouse qui compte, qui accompagne, qui porte une part du fardeau.

L’équation est cruelle : il devient impossible d’épargner la souffrance au malade. Pire encore, celui-ci ne la supporte parfois pas. « Être aidant, c’est un acte d’amour immense, mais aussi un rôle usant », analyse Amélie Boukhobza.

Cette usure frappe dans l’ombre. Pendant que Gérald se rase les cheveux face au miroir, Véronika encaisse. Elle absorbe ses propres peurs, ses angoisses, ses moments de découragement. Le combat devient double : celui contre la maladie et celui pour tenir psychologiquement.

La psychologue insiste sur un point crucial : garder un peu d’espace à soi pour tenir sur la durée. Sans cela, « on s’épuise, parfois avant même le malade ». Un constat brutal mais nécessaire.

Préserver le couple exige d’accepter les changements, y compris dans l’intimité, et de maintenir le dialogue. Pour que la maladie n’efface pas tout le reste.

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