Le Ministère de l’économie confirme officielement cette bombe sanitaire : « Le TPO, autorisé actuellement uniquement pour un usage professionnel dans les préparations pour ongles artificiels à une concentration maximale de 5%, sera interdit du fait de son classement en tant que substance CMR de catégorie 1B (toxique pour la reproduction) ».
Cinq pour cent de concentration maximale. Cela paraît peu, mais suffit à déclencher l’alerte rouge des autorités européennes. Le produit miracle qui faisait durcir les vernis en un temps record se révèle être un piège pour la santé reproductive.
L’interdiction brutale prend alors tout son sens. Face à de tels risques, aucun compromis n’était envisageable. La santé des femmes primait sur les considérations économiques de l’industrie cosmétique.

Professionnels En Détresse Face À L’Urgence
Derrière cette décision sanitaire salutaire se cache un drame économique méconnu. Les professionnels de l’onglerie découvrent l’ampleur des dégâts dans leurs salons. L’interdiction tombe comme un couperet, sans aucun délai pour écouler les stocks existants.
Une centaine de flacons à la poubelle. C’est le témoignage choc d’une prothésiste ongulaire qui voit son investissement partir en fumée. « J’ai une centaine de flacons qui vont finir à la poubelle et que je vais devoir remplacer », confie-t-elle, dépitée. Un coup dur pour ces petites entreprises qui fonctionnent souvent avec des marges serrées.
L’angoisse grandit face à l’incertitude des alternatives. Les fabricants promettent des solutions, mais le flou demeure total sur les délais de livraison. « Les fabricants disent tout mettre en œuvre pour que les produits soient dans les clous d’ici septembre, mais cela reste flou », s’inquiète la professionnelle. « On ne sait pas si tous les fournisseurs auront le temps de s’adapter ».
