« Quinze ans de jupe bleu marine, de pull bleu marine. Et je l’ai bien vécu ». En effet, ce jeudi 12 janvier, la question du port de l’uniforme à l’école fait l’objet d’un débat à l’Assemblée dans le cadre de la journée d’initiative parlementaire du RN, mais Brigitte Macron s’est exprimée : « Je suis pour le port de l’uniforme à l’école, mais avec une tenue simple et pas triste ».

Mais les opinions sont divergentes. Le ministre de l’Education, Pap Ndiaye, a tenu à rappeler que « les établissements, en toute liberté, par une modification de leur règlement intérieur, peuvent imposer, s’ils le souhaitent, une tenue scolaire ». Toutefois, il s’est opposé à une loi qui l’imposerait à tous les élèves français.
En France métropolitaine, l’uniforme scolaire n’a jamais été imposé dans toutes les écoles publiques. Par contre, beaucoup d’enfants portaient la blouse à l’école, notamment pour ne pas se tacher d’encre lorsqu’ils utilisaient la plume et l’encrier, se souvient l’historien de l’éducation Claude Lelièvre, dans son livre L’école d’aujourd’hui à la lumière de l’Histoire. Celui-ci a commencé à disparaître dans les années 1960 avec le développement du stylo à bille. Le port de l’uniforme, ou de la blouse d’uniforme, se faisait plutôt dans les établissements privés ou certains établissements publics sélectifs comme un signe de distinction, souligne l’historien.
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Les élèves de l’enseignement secondaire ont dû porter un uniforme dès leur création en 1802 par Napoléon Bonaparte jusqu’en 1914. Cette tenue (costume vert, culotte bleue, col bleu, chapeau rond et boutons métalliques jaunes) fut fixée par décret. Ensuite, l’obligation de porter un uniforme ou une blouse a perduré dans certains lycées publics et privés, quelquefois jusqu’à la fin des années 1960. La crise étudiante de 1968 a cependant conduit de nombreux établissements qui l’imposaient encore à l’abandonner.

