ou prononcer une suspension en cas d’inaptitude manifeste.
L’objectif affiché est clair : réduire les risques d’accidents liés à l’âge tout en préservant l’autonomie des conducteurs.
Une réforme qui divise
Cette perspective suscite déjà des débats passionnés. Les partisans soulignent l’importance de mesures préventives face au vieillissement de la population et aux risques accrus d’accidents graves. Les opposants dénoncent une atteinte à la liberté des seniors, y voyant une forme de discrimination liée à l’âge. Le Parlement doit se pencher à nouveau sur ce texte au printemps 2025, sans certitude sur son adoption.
Une pratique répandue en Europe

La France s’inspirerait de pays voisins. Au Portugal, en Espagne ou en Italie, des contrôles médicaux périodiques sont déjà obligatoires pour les conducteurs âgés, avec des seuils et rythmes variables. L’Union européenne encourage une harmonisation, tout en laissant chaque État libre de fixer ses propres règles.
Conseils pour une conduite plus sûre
En attendant une éventuelle adoption, les seniors peuvent anticiper en adaptant leurs habitudes : privilégier des trajets courts et connus, éviter la conduite de nuit ou par mauvais temps, consulter régulièrement un médecin et utiliser les aides modernes à la conduite (radars de recul, freinage automatique d’urgence, etc.).
