Lorsque l’hiver s’installe, la conduite automobile devient un exercice plus délicat. Brouillard, pluie persistante, luminosité réduite ou chutes de neige imposent une vigilance accrue.

Adapter correctement son éclairage n’est pas seulement une question de confort visuel : c’est un impératif de sécurité, encadré par des règles strictes que beaucoup d’automobilistes méconnaissent.
Avec les conditions hivernales, les conducteurs cherchent instinctivement à mieux voir et à être mieux vus. Pourtant, ce réflexe peut parfois conduire à des erreurs, notamment lorsqu’il s’agit des feux antibrouillard. Nombreux sont ceux qui les enclenchent dès que le ciel se couvre, pensant adopter une conduite prudente, alors même que ces feux n’ont pas vocation à être utilisés en permanence.
Les feux antibrouillard, un usage strictement encadré
Le Code de la route ne laisse aucune place à l’interprétation. Les feux antibrouillard ne sont autorisés que dans trois situations précises : brouillard dense, neige ou pluie particulièrement intense. Plus restrictif encore, le feu antibrouillard arrière ne doit être utilisé qu’en cas de brouillard ou de neige, car sa puissance lumineuse peut facilement éblouir les conducteurs qui suivent.

La règle simple des 100 mètres
Pour éviter toute confusion, une règle pratique fait consensus. Si la visibilité dépasse 100 mètres, l’usage des feux antibrouillard n’est pas justifié, même si les conditions semblent inconfortables. Cette limite constitue un repère clair pour savoir quand activer – ou non – ce type d’éclairage, souvent utilisé à tort dans des situations banales de pluie ou de grisaille.
Pourquoi un mauvais usage peut devenir dangereux
Les feux antibrouillard sont conçus pour percer une visibilité très dégradée. À l’avant, ils éclairent large et très bas ; à l’arrière, ils diffusent une lumière intense placée à hauteur du regard, ce qui peut gêner voire aveugler les autres usagers. Les utiliser sans nécessité augmente donc le risque d’accident, à rebours de l’objectif recherché.
Une infraction qui peut coûter cher

Au-delà du danger, le non-respect de ces règles expose à des sanctions. Les forces de l’ordre contrôlent régulièrement l’usage abusif des feux antibrouillard, et une utilisation injustifiée peut entraîner une amende forfaitaire de 135 euros. Beaucoup de conducteurs, persuadés d’agir correctement, découvrent cette sanction avec surprise lors d’un contrôle routier.
Bien choisir ses feux selon la situation
Dans la majorité des cas, les feux de croisement suffisent. Ils doivent être privilégiés dès que la visibilité reste correcte, de jour comme de nuit. Sur route non éclairée, hors agglomération, les feux de route peuvent être utilisés, à condition de les désactiver dès qu’un véhicule arrive en face ou que l’on suit un autre conducteur de trop près.
Les feux antibrouillard, une exception plus qu’une habitude
En réalité, les feux antibrouillard sont rarement nécessaires pour la plupart des automobilistes, sauf dans certaines régions régulièrement exposées à des conditions climatiques difficiles. L’alternance entre feux de croisement et feux de route suffit dans la majorité des situations. En revanche, dès que la visibilité chute sous les 100 mètres, leur activation devient indispensable pour rouler en sécurité.










