La cliente pousse l’ironie jusqu’au bout. Elle explique qu’elle enverra désormais des chèques à un employé désigné, seul autorisé à ouvrir son courrier, assorti d’un long formulaire à remplir : identité, situation financière, antécédents médicaux, le tout certifié par un notaire. Une manière subtile de renvoyer à la banque l’excès de contrôle qu’elle impose à ses clients.
La lettre atteint son apogée lorsqu’elle annonce la création d’un code PIN à 28 chiffres, en écho aux interminables manipulations exigées pour consulter un simple solde bancaire par téléphone. Puis vient la cerise sur le gâteau : un menu de messagerie vocale digne des pires standards téléphoniques, avec options pour la joindre dans chaque pièce de sa maison.
