
Âgé de 77 ans et atteint d’un cancer, le patient devait subir l’ablation du rein tumoral. Mais c’est l’organe sain qui a été retiré. L’homme a été rapidement transféré dans un autre établissement parisien, où il a subi une nouvelle intervention en urgence sur le rein malade afin de réduire la tumeur. Selon FranceInfo, son pronostic vital n’est pas engagé, mais sa famille a engagé une procédure judiciaire pour obtenir des explications et des réparations.
La check-list chirurgicale en question

L’affaire, révélée par la cellule investigation de Radio France, met en lumière des dysfonctionnements inquiétants dans l’application de la check-list chirurgicale. Ce protocole, mis en place par la Haute Autorité de santé (HAS), exige la vérification de plusieurs points : identité du patient, côté à opérer, matériel disponible, antécédents, allergies et traitements préventifs. L’Organisation mondiale de la santé estime que son respect strict permettrait d’éviter 30 à 50 % des complications ou erreurs graves.
Pourtant, un rapport confidentiel des Hôpitaux de Paris révèle qu’en 2024, sur 194 000 interventions en Île-de-France, une check-list sur trois présentait un dysfonctionnement. Concrètement, près de 58 200 patients n’auraient pas bénéficié d’une sécurité optimale, et pour 2 000 opérations, aucune trace de check-list n’a été retrouvée.
Des pratiques difficiles à faire évoluer

