Une variable clé : la durée de cotisation
Aujourd’hui fixée à 43 ans pour une retraite à taux plein, la durée de cotisation serait appelée à augmenter progressivement en fonction de l’espérance de vie. Une mesure assumée par Attal, qui rejette toute rigidité dans l’âge de départ mais défend la logique contributive, où le nombre d’années travaillées reste l’unique référence.
Cette évolution réintroduirait une forme d’équité intergénérationnelle, en tenant compte des transformations sociales et démographiques, sans imposer une barrière d’âge uniforme et rigide. Toutefois, l’ancien Premier ministre n’exclut pas l’éventualité d’un « âge pivot », sans en faire pour autant un critère principal.
Un levier supplémentaire : l’encouragement à la capitalisation
Autre proposition notable : le développement de la capitalisation, mais sur une base volontaire. Il ne s’agirait pas, insiste-t-il, de remplacer le système par répartition, mais de favoriser son complément par des dispositifs d’épargne retraite individuels. Pour cela, des incitations fiscales seraient mises en place afin d’encourager les Français à se constituer un capital.
L’objectif affiché est d’élargir la part de la population ayant accès à un second pilier financier pour sa retraite, renforçant ainsi la sécurité et la souplesse du système. Cette approche se veut plus incitative que coercitive, laissant à chacun le soin d’anticiper et de diversifier ses ressources futures.

