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10 juillet 2026

« Un mois à vivre » : Nathalie Marquay frappée par la leucémie, son combat dévoilé

En 1997, la vie de Nathalie Marquay bascule alors qu’elle vit en Martinique. Victime de fièvre persistante et d’une extrême fatigue, elle consulte plusieurs médecins. Le premier diagnostic évoque une dengue, maladie tropicale fréquente dans les Antilles. Mais son état se détériore rapidement, sans explication. Consciente que quelque chose de plus grave se trame, elle insiste pour avoir un autre avis médical.

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Un verdict brutal : leucémie aiguë

Ce second avis lui sauve la vie. Une simple prise de sang révèle un déséquilibre alarmant, déclenchant un rapatriement d’urgence vers un centre hospitalier spécialisé en métropole. Le diagnostic tombe sans ménagement : leucémie aiguë, avec un pronostic vital engagé. À ce moment précis, les médecins ne lui donnent qu’un mois à vivre.

Le refus de la greffe, un choix vital… et viscéral

Dans ce contexte d’urgence, les médecins lui recommandent une greffe de moelle osseuse, traitement de référence pour augmenter ses chances de survie. Mais ce protocole comporte un effet secondaire majeur : la perte irréversible de fertilité. Contre l’avis du corps médical et de ses proches, Nathalie refuse. « Vous êtes folle », lui répète-t-on. Pourtant, elle suit son instinct. Son objectif est clair : guérir sans renoncer à la maternité.

Une année d’hospitalisation, un combat solitaire

Commence alors un calvaire de douze mois à l’hôpital Gustave-Roussy de Villejuif, fait de traitements intensifs, de douleurs physiques et d’incertitudes permanentes. Mais Nathalie Marquay s’accroche. Contre les statistiques, elle survit. Avec recul, elle confiera : « J’ai passé un an à Villejuif, et maintenant je suis là, en pleine forme. » Un message de vie, teinté de défi à la science.

De la maladie à la maternité : un pari réussi

Sa guérison marque le début d’un autre combat : concrétiser ce rêve que beaucoup jugeaient perdu. En 2002, elle donne naissance à Lou, puis en 2003, à Tom. Deux naissances qui marquent la victoire d’une mère contre le fatalisme médical. Ce choix, autrefois considéré comme suicidaire, devient un exemple bouleversant de clairvoyance instinctive.

Écouter son corps, affirmer son droit de choisir

À travers ses prises de parole publiques, Nathalie Marquay défend une vision intime et affirmée du rapport aux traitements médicaux. Pour elle, la clé réside dans la capacité à s’écouter, même face à des experts. Son parcours démontre que, parfois, le courage d’aller à contre-courant peut s’avérer salutaire.

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