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28 juillet 2026

Un médicament retiré en urgence : des milliers de Français exposés à un risque cancérigène

  • L’amitriptyline (Laroxyl et génériques) : un antidépresseur tricyclique, dont la dose maximale est fixée à 150 mg/jour. La substitution peut se faire de manière progressive ou immédiate.

  • La mirtazapine (Norset et génériques) : un antidépresseur tétracyclique, prescrit entre 15 et 45 mg/jour, nécessitant une transition étalée sur plusieurs jours à quatre semaines.

Ces ajustements doivent être personnalisés en fonction de l’état clinique du patient et de son profil de tolérance.

Les professionnels de santé en première ligne

Médecins et pharmaciens sont mobilisés pour accompagner les patients. Les prescripteurs doivent rapidement contacter les personnes traitées par Ludiomil afin de planifier un changement de molécule. Les pharmaciens, de leur côté, sont chargés d’informer les patients, d’expliquer la procédure de retour des boîtes et de faciliter la transition thérapeutique.

Une mobilisation collective

Outre l’ANSM et Amdipharm, plusieurs institutions participent à cette opération : le Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM), le Collège de médecine générale (CMG), le Conseil national de l’ordre des pharmaciens (CNOP), ainsi que des associations de patients comme France Assos Santé ou l’Unafam. L’objectif est double : assurer la sécurité des malades et maintenir la confiance envers le système de régulation.

Un rappel qui illustre les enjeux de santé publique

Cette affaire souligne la fragilité des chaînes de production pharmaceutiques et l’importance des contrôles de qualité. Si les alternatives existent, le choc est réel pour des milliers de patients âgés, qui doivent réadapter leur traitement dans un contexte d’inquiétude et de vulnérabilité. À plus long terme, ce type de rappel met en lumière la nécessité de renforcer la transparence et la prévention dans l’industrie du médicament.

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