
À Toulouse, une nouvelle étude scientifique propose à des volontaires de vivre une simulation d’impesanteur, au service de la compréhension du corps humain face aux missions spatiales prolongées.
L’Institut de médecine et de physiologie spatiales (Medes) s’apprête à lancer une étude singulière destinée à reproduire, sur Terre, les effets de l’impesanteur sur le corps humain. Le principe est simple en apparence mais exigeant dans la pratique : dix volontaires devront rester alités pendant dix jours, dans une position légèrement inclinée, afin de simuler l’absence de gravité vécue par les astronautes.
Cette posture spécifique, dite « tête en bas » à quelques degrés, est reconnue pour reproduire certains effets physiologiques observés en orbite. Les participants devront également suivre un protocole alimentaire strict, limité à 250 calories par jour, sous étroite surveillance médicale.
Des critères de sélection stricts pour les volontaires

L’étude ne s’adresse pas à tout le monde. Les chercheurs recherchent des hommes âgés de 20 à 40 ans, en excellente condition physique et ne présentant aucun problème de santé. La rigueur du profil exigé reflète l’importance scientifique des données collectées durant ces dix jours d’immobilité quasi totale.
