Si El Niño est un phénomène naturel récurrent, il intervient désormais dans un contexte bien différent de celui du siècle dernier. L’OMM rappelle que ces oscillations climatiques s’inscrivent dans un environnement marqué par le changement climatique d’origine anthropique, qui élève durablement les températures mondiales.
Cette combinaison peut amplifier les extrêmes : vagues de chaleur plus intenses, pluies diluviennes plus fréquentes, régimes saisonniers perturbés. En d’autres termes, un El Niño survenant dans un monde plus chaud peut produire des effets plus marqués qu’auparavant.
Une surveillance étroite dans les prochains mois
La secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, a indiqué que la communauté scientifique suivrait attentivement l’évolution de la situation afin d’éclairer les décisions politiques et les stratégies d’adaptation. Dans un contexte de vulnérabilité accrue face aux événements extrêmes, chaque signal climatique est scruté avec attention.
