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13 septembre 2026

Un épisode de réchauffement climatique est « possible » à partir de mai sous l’effet d’El Niño selon l’ONU

El Niño correspond à un réchauffement périodique des eaux de surface dans le centre et l’est du Pacifique équatorial. Ce réchauffement modifie la circulation atmosphérique tropicale, influençant les vents, la pression et les précipitations à l’échelle planétaire.

Ses effets sont généralement opposés à ceux de La Niña. Là où La Niña favorise certaines zones plus fraîches ou plus humides, El Niño peut accentuer les vagues de chaleur, perturber les moussons et provoquer des épisodes de pluies intenses ou, à l’inverse, des sécheresses prolongées selon les régions.

Pour la période mars-mai, l’OMM anticipe déjà une élévation des températures sur les terres émergées à l’échelle mondiale. En matière de précipitations, les signaux demeurent plus contrastés hors du Pacifique équatorial.

Un phénomène naturel dans un climat déjà réchauffé

Si El Niño est un phénomène naturel récurrent, il intervient désormais dans un contexte bien différent de celui du siècle dernier. L’OMM rappelle que ces oscillations climatiques s’inscrivent dans un environnement marqué par le changement climatique d’origine anthropique, qui élève durablement les températures mondiales.

Cette combinaison peut amplifier les extrêmes : vagues de chaleur plus intenses, pluies diluviennes plus fréquentes, régimes saisonniers perturbés. En d’autres termes, un El Niño survenant dans un monde plus chaud peut produire des effets plus marqués qu’auparavant.

Une surveillance étroite dans les prochains mois

La secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, a indiqué que la communauté scientifique suivrait attentivement l’évolution de la situation afin d’éclairer les décisions politiques et les stratégies d’adaptation. Dans un contexte de vulnérabilité accrue face aux événements extrêmes, chaque signal climatique est scruté avec attention.

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