Toujours selon leurs témoignages, l’enfant aurait également écrit des messages sur des morceaux de papier qu’il faisait parvenir à l’extérieur. Ces différents éléments doivent désormais être vérifiés dans le cadre des investigations judiciaires, les responsabilités éventuelles n’étant pas établies à ce stade.
Le garçon était suivi par la justice depuis 2023

Le parquet de Nîmes indique que la situation familiale était déjà connue des services compétents. Le mineur faisait l’objet d’une mesure d’assistance éducative devant un juge des enfants depuis 2023, dans un contexte décrit comme complexe.
La procureure évoque notamment des difficultés liées à la séparation de ses parents, à leurs désaccords concernant son éducation ainsi qu’aux troubles de la personnalité rapportés concernant le garçon. Elle précise également que des échanges réguliers existaient avec l’Éducation nationale et les professionnels de santé.
Après l’ordonnance prise le 11 août, l’Aide sociale à l’enfance a été informée de la décision dès le lendemain. Les services ont alors recherché une famille d’accueil susceptible de recevoir l’enfant et de lui éviter un passage par une structure collective.
Aucune solution familiale immédiatement disponible n’ayant pu être trouvée, le garçon a finalement été accueilli dans un foyer. Sa situation médicale doit également faire l’objet d’une évaluation dans le cadre de la procédure en cours.

Une enquête ouverte, son petit frère également examiné
Parallèlement à la mesure de protection, une enquête pénale a été ouverte par le parquet de Nîmes et confiée aux policiers du commissariat. Les investigations doivent, dans un premier temps, déterminer s’il existe des faits susceptibles de caractériser un manquement aux obligations éducatives.
Un examen médical du garçon doit permettre d’évaluer son état et d’apporter d’éventuels éléments supplémentaires aux enquêteurs. Les affirmations concernant les privations de nourriture, d’eau et l’enfermement devront notamment être établies par les investigations.
L’enfant possède également un petit frère, né de la relation entre sa mère et son beau-père. Celui-ci est resté au domicile familial. Selon le parquet, les policiers intervenus le 14 août n’ont pas constaté d’éléments immédiats indiquant qu’il était maltraité, et son placement n’a pas été demandé par le juge des enfants.
