Une affaire portée en justice
En juillet, la mairie a finalement attribué une autre concession au couple. Mais pour Hajar et Guillaume, le mal est fait. « Ce n’est pas la place qui me dérange. C’est le manque de respect. J’ai payé une concession qui a servi à quelqu’un d’autre », dénonce la mère, déterminée à obtenir réparation. Leur avocat a annoncé le dépôt d’un recours devant le tribunal administratif. Outre de nouveaux emplacements, le couple réclame des excuses officielles et des dommages et intérêts pour atteinte à leur dignité et à la mémoire de leur fils.
Des erreurs plus fréquentes qu’on ne l’imagine

Ce drame n’est pas isolé. Ces dernières années, d’autres familles ont vécu des confusions similaires : à Castanet-Tolosan, une concession a été attribuée à deux familles ; à Andres, dans le Pas-de-Calais, un défunt a été inhumé dans une tombe déjà réservée ; à Aulnay-sous-Bois, une famille a dû accepter une crémation après l’ouverture du mauvais caveau. Ces dysfonctionnements, rares mais lourds de conséquences, révèlent les fragilités de la gestion funéraire dans certaines communes.
Le poids d’un traumatisme irréversible
Pour les familles endeuillées, ces erreurs administratives représentent bien plus qu’un désagrément : elles viennent briser le lien sacré avec leurs proches disparus. À Pierrelatte, Hajar le répète inlassablement : « Je veux rester à côté de mon fils ». Une revendication simple, mais qui résonne comme un cri de dignité face à une blessure que ni les explications ni les procédures ne pourront totalement apaiser.
