Lawrence et Abbey Butler, parents endeuillés de Timothy Garlington, décédé le 15 novembre 2023, n’imaginaient pas que leur chagrin prendrait une tournure si traumatisante. Après avoir confié les obsèques de leur fils aux entreprises Southern Cremations & Funerals et Nix & Nix, ils ont été confrontés à une découverte glaçante : le cerveau de leur enfant leur a été restitué dans une boîte blanche sans aucune mention, ni avertissement.
Cinq jours après le décès, le corps de Timothy avait été transféré de Southern Cremations à Nix & Nix. Peu après, alors qu’ils récupéraient les effets personnels du défunt, les Butler ont senti une forte odeur suspecte émanant d’un carton placé dans leur voiture. Un liquide nauséabond s’en échappait, ce qui les a poussés à l’ouvrir. À l’intérieur, le cerveau de leur fils, accompagné de matière cérébrale, gisait sans la moindre étiquette ni protocole.
Une action en justice pour négligence grave
Face à cet événement aussi insoutenable qu’incompréhensible, le couple a porté plainte contre les deux entreprises funéraires, les accusant de négligence grave dans la manipulation de restes humains. Ils dénoncent également la détresse émotionnelle infligée par cette erreur monumentale, pour laquelle aucune des sociétés concernées ne leur aurait présenté la moindre excuse.
“C’était, et c’est toujours dans mon cœur,” a confié Lawrence Butler, visiblement bouleversé. “Je suis monté dans la voiture et j’ai immédiatement reconnu l’odeur de la mort. J’ai dû me débarrasser de ce véhicule. Je ne pouvais plus y monter, sachant ce qui s’était passé.” Des mots lourds d’émotion, exprimant l’irréparable intrusion de l’intime dans leur deuil.
Une responsabilité partagée… ou évacuée ?
Interrogé par NBC Philadelphie, le propriétaire des pompes funèbres Nix & Nix a affirmé que son personnel ignorait que la boîte contenait des restes humains. Selon lui, elle était censée ne contenir que des effets personnels et aurait été envoyée telle quelle par Southern Cremations. Il assure également que son entreprise a été blanchie par une commission d’enquête de l’État, bien que le Conseil des pompes funèbres de Pennsylvanie n’ait pas confirmé cette version.
L’un des avocats du couple déplore l’opacité totale du traitement de l’affaire : “À ce jour, mes clients ne savent toujours pas si les restes cérébraux de leur fils ont été enterrés avec son corps. Aucune information, aucun mot, aucun suivi ne leur a été fourni.”



