Selon les médias italiens, la victime avait été invitée par un camarade de classe à participer à une fête d’Halloween dans un appartement désaffecté de Turin. Pensant passer une soirée ordinaire, le jeune garçon a accepté de le suivre au lieu de rendre visite à son grand-père, comme il en avait l’habitude.
Mais ce rendez-vous était en réalité un guet-apens prémédité. Dès son arrivée, les trois adolescents — deux garçons et une fille âgés de 14, 15 et 16 ans — se sont retournés contre lui. D’après le Corriere della Sera, ils lui ont confisqué son téléphone, bloquant les numéros de ses parents avant de le séquestrer dans une salle de bains.
Des violences d’une extrême cruauté
Les faits rapportés sont glaçants. La mère du jeune garçon raconte aux médias italiens la brutalité subie par son fils : « Ils l’ont menacé avec un tournevis, lui ont rasé les cheveux et les sourcils, et lui ont fait des coupures à la paupière. » L’adolescent aurait également reçu des coups répétés, avant que ses agresseurs ne lui éteignent une cigarette sur la cheville.
Le calvaire aurait duré près de deux heures, dans une mise en scène d’une rare cruauté. Après les violences, les trois adolescents l’auraient traîné dehors, lui crachant dessus et le plaçant sous une fontaine publique, avant de le laisser à une station de tramway au petit matin. Le jeune garçon a finalement été retrouvé en état de choc, couvert d’ecchymoses et de plaies superficielles.
Une enquête pour torture et violences aggravées
Le parquet des mineurs de Turin a immédiatement ouvert une enquête pour violences aggravées et séquestration. Les trois suspects, déjà connus pour des faits de vandalisme et de dégradations de biens, ont été entendus par la gendarmerie italienne.
Les enquêteurs cherchent désormais à déterminer si la scène a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux, une hypothèse jugée plausible au vu des comportements observés dans d’autres affaires similaires. Les autorités italiennes examinent également la possibilité de violences à caractère discriminatoire, la victime étant en situation de handicap.



