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10 septembre 2026

Prison de Bordeaux-Gradignan : « Certains détenus dorment avec du papier dans la bouche pour éviter d’avaler des cafards »

Surpopulation extrême, matelas installés au sol, cellules dégradées et présence de cafards : les conditions de détention à la prison de Bordeaux-Gradignan sont examinées par la justice administrative. Saisi en urgence, le tribunal doit déterminer si des mesures immédiates sont nécessaires pour protéger les droits fondamentaux des détenus.

Le tribunal administratif de Bordeaux s’est penché, jeudi 16 juillet 2026, sur les conditions de détention au centre pénitentiaire de Bordeaux-Gradignan. Le barreau de Bordeaux et l’Observatoire international des prisons (OIP) ont saisi le juge des référés afin d’obtenir des mesures urgentes face à une situation qu’ils considèrent comme portant atteinte à la dignité des personnes incarcérées.

Les requérants s’appuient notamment sur les recommandations publiées en juin par le Contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL), après une visite de l’établissement en mars. Les chiffres présentés devant le tribunal témoignent d’une importante surpopulation : conçue dans les années 1960 pour 622 places, la prison accueillerait environ 1 188 détenus.

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