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21 août 2026

“Tu me dénonces ?” : le coup de fil affolé de François Bayrou à sa fille, après un appel du Canard Enchaîné

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Le poids du silence pendant trois décennies

Dans une confession rare et bouleversante, Hélène Perlant raconte avoir gardé pendant trente ans le secret de violences subies alors qu’elle n’avait que 14 ans. L’agression aurait été perpétrée par le père Lartiguet, aujourd’hui décédé, lors d’un camp organisé dans les Pyrénées. « Je suis restée trente ans dans le silence. En dehors de ça, pas une allusion, à personne », déclare-t-elle, soulignant le fardeau de cette mémoire longtemps tue.

Le silence, selon elle, était peut-être aussi une manière de protéger son père, alors très exposé politiquement. « J’ai peut-être voulu le protéger inconsciemment des coups politiques qu’il se prenait localement. » Une phrase lourde de sens, qui laisse entrevoir une dynamique familiale complexe, faite de pudeur, de loyauté… et de non-dits.

Un témoignage qui bouscule l’affaire Bétharram

Depuis plusieurs mois, la congrégation catholique de Bétharram est au cœur d’un scandale mêlant violences physiques et abus sexuels. De nombreux anciens élèves ont pris la parole. Mais c’est la parole d’Hélène Perlant, fille d’un homme au sommet de l’État, qui pourrait faire basculer l’opinion. Dans son livre Le Silence de Bétharram, elle témoigne : « Rouée de coups de poing, de coups de pied sur tout le corps » par un prêtre, dans l’indifférence la plus totale.

Ce témoignage met François Bayrou dans une position délicate, certains lui reprochant d’avoir fermé les yeux sur ce qui se passait dans un établissement fréquenté par ses enfants. L’implication n’est pas juridique, mais morale et politique : pouvait-il vraiment ne rien savoir ?

Une réaction paternelle empreinte de surprise… et d’inquiétude

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