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21 août 2026

“Tu me dénonces ?” : le coup de fil affolé de François Bayrou à sa fille, après un appel du Canard Enchaîné

Hélène Perlant révèle que François Bayrou a appris sa participation au livre via les médias, en l’occurrence Le Canard Enchaîné. « Il m’a téléphoné : ‘C’est vrai ? Tu me dénonces ?’ », raconte-t-elle. Le ton semble léger, presque ironique, mais trahit aussi une forme de crainte. « Il ne sait pas que je suis victime. Il ne sait pas que je vais témoigner comme victime », précise-t-elle.

Un échange troublant entre un père et sa fille, où la pudeur familiale se heurte à la nécessité de vérité. Cette distance entre eux soulève la question de la transparence dans les familles confrontées à la violence institutionnelle. À quel moment le devoir de témoignage prend-il le pas sur la loyauté filiale ?

François Bayrou : entre responsabilités politiques et aveuglement parental ?

Hélène Perlant ne disculpe pas totalement son père. Elle évoque une forme d’aveuglement collectif des parents, pris dans les rouages d’un système local puissant. « Plus on est intriqué, moins on voit, moins on comprend », avance-t-elle, mettant son père sur le même plan que les autres adultes de l’époque. Mais cette phrase sonne aussi comme une mise en cause implicite : François Bayrou, figure influente, aurait-il pu voir, s’il avait voulu ?

Ce témoignage, à la fois intime et politique, résonne comme un signal fort dans une société en quête de vérité sur les abus couverts par des institutions autrefois intouchables. Hélène Perlant, en brisant un silence de plusieurs décennies, pose un acte courageux. Et peut-être, sans l’avoir prémédité, ouvre-t-elle une brèche dans la défense du Premier ministre, déjà visé par une plainte pour non-dénonciation de crimes.

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