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12 juin 2026

Trois ans de prison requis contre Patrick Balkany pour détournement de fonds, l’ex-maire de Levallois « dégoûté »

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Face à la justice, Patrick Balkany a affiché une profonde lassitude après l’énoncé des réquisitions prononcées à son encontre.

L’ancien maire de Levallois-Perret, déjà impliqué dans plusieurs procédures, a vu son audience marquée par une forte tension, conduisant à un aménagement exceptionnel du calendrier judiciaire.

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Ce mercredi, devant la 15e chambre correctionnelle de Nanterre, Patrick Balkany est apparu éprouvé. Âgé de 77 ans, l’ancien édile s’est dit profondément affecté par les réquisitions formulées à son encontre, évoquant un sentiment de sidération face à la sévérité des demandes du parquet.

Au fil de la matinée, l’intensité des échanges a semblé peser sur l’accusé. Visiblement affaibli, il a indiqué ne pas être en mesure de poursuivre l’audience prévue dans une seconde affaire, également examinée dans le cadre de sa comparution en cours.

Une suspension exceptionnelle accordée par le tribunal

Face à cet état de fatigue, la juridiction a consenti à adapter le déroulement des débats. Le tribunal a accepté de suspendre les audiences pour l’après-midi, permettant à Patrick Balkany de se reposer avant la reprise des procédures.

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Cette décision a eu pour conséquence de reporter l’examen d’un autre dossier le concernant. L’affaire relative à l’utilisation présumée de policiers municipaux comme chauffeurs personnels sera ainsi étudiée ultérieurement, afin de garantir la poursuite des débats dans des conditions jugées appropriées.

Des réquisitions lourdes du parquet

Dans le cadre de cette audience, la procureure, Nathalie Foy, a présenté des réquisitions significatives. Elle a requis une peine de trois ans d’emprisonnement, dont une partie assortie de sursis, visant des faits liés à la rémunération supposée irrégulière d’un collaborateur.

À cette peine s’ajoutent plusieurs mesures complémentaires. Le parquet demande notamment une amende de 350 000 euros, une période d’inéligibilité de dix ans ainsi que l’interdiction d’exercer toute fonction publique, accompagnées de dispositions symboliques telles que l’affichage du jugement dans des lieux officiels.

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Parallèlement à cette procédure, Patrick Balkany doit répondre d’autres faits devant la même juridiction. Le dossier concernant l’usage de ressources municipales à des fins privées reste en attente d’examen, en raison du report décidé lors de cette audience.

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