Chez les animaux porteurs, le virus peut être présent dans les urines, les selles ou encore les sécrétions sans provoquer de symptômes visibles. L’être humain est généralement contaminé en inhalant des particules contaminées présentes dans l’air, souvent dans des espaces fermés ou poussiéreux fréquentés par des rongeurs.
Les infections surviennent fréquemment dans des environnements ruraux, forestiers ou dans des bâtiments longtemps restés inhabités comme des cabanes, des granges, des caves ou des remises. La contamination peut également avoir lieu après un contact direct avec des matières infectées ou, plus rarement, via l’eau ou des aliments contaminés.
Le virus Andes constitue toutefois une exception notable. Contrairement aux autres formes d’hantavirus, des transmissions entre humains ont déjà été documentées, principalement lors de contacts très étroits et prolongés avec une personne infectée.
Des symptômes pouvant évoluer vers une détresse respiratoire sévère

Les symptômes liés à une infection par hantavirus peuvent varier considérablement selon la forme de la maladie développée. Au début de l’infection, les personnes contaminées peuvent ressentir de la fièvre, des frissons, de la toux, des douleurs musculaires, des maux de tête ou encore des troubles digestifs comme des nausées et des vomissements.
Dans certains cas, la maladie peut rapidement s’aggraver. Les formes les plus sévères entraînent des complications respiratoires importantes, avec une atteinte pulmonaire pouvant évoluer vers une détresse respiratoire et cardiaque potentiellement mortelle.
La durée d’incubation varie selon le type d’infection. Pour les syndromes pulmonaires liés aux hantavirus, les premiers symptômes apparaissent généralement entre une et six semaines après la contamination, avec une moyenne d’environ quinze jours.
Le taux de mortalité dépend également de la forme clinique observée. Certaines fièvres hémorragiques associées aux hantavirus présentent une mortalité relativement faible, tandis que les syndromes pulmonaires peuvent atteindre jusqu’à 60 % de décès dans les cas les plus graves.
Aucun traitement spécifique ni vaccin disponible à ce jour

À l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement antiviral spécifique contre les hantavirus ni de vaccin destiné à prévenir l’infection. La prise en charge repose essentiellement sur des soins de soutien administrés le plus rapidement possible après l’apparition des symptômes.
