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27 août 2026

Temu, Shein… Les produits vendus sur ces plateformes comportent de gros risques pour votre santé

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En 2024, ce sont près de 4,6 milliards de colis d’une valeur inférieure à 150 euros qui ont franchi les frontières européennes. Cela représente en moyenne 145 paquets… chaque seconde. D’après les données relayées par le Journal of Pediatric Surgery et analysées par le BEUC, 91 % de ces envois proviennent de Chine, principalement des géants du e-commerce Temu et Shein. Ces volumes faramineux posent une double problématique : écologique, d’une part, en raison des émissions massives liées au transport, et sanitaire d’autre part, du fait de la qualité douteuse de nombreux produits.

Des produits largement non conformes aux normes européennes

Le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC), qui regroupe 43 associations, a conduit une étude alarmante. Sur plus de 200 produits testés sur la plateforme Temu — jouets, appareils électriques, cosmétiques, articles de cuisine — 81 % ne respectaient pas la législation européenne. « Ce sont des catégories pour lesquelles les normes de sécurité sont très strictes, ce qui augmente le risque de non-conformité », souligne Sébastien Pant, porte-parole du BEUC. Certains objets auraient même dû être retirés de la vente immédiatement.

Risques chimiques, mécaniques et thermiques

Parmi les cas les plus préoccupants figure un jouet en plastique contenant jusqu’à 240 fois la dose légale de phtalates, des substances reconnues comme perturbateurs endocriniens. D’autres objets, comme une chenille en bois, se sont révélés dangereux pour les nourrissons, avec des pièces facilement détachables et donc susceptibles d’être ingérées. Un simple œil en plastique peut devenir un piège mortel pour un enfant.

Les anomalies ne s’arrêtent pas là. Un radiateur électrique vendu des milliers de fois au Royaume-Uni présentait un risque manifeste d’incendie et d’explosion, tant sa fabrication était défectueuse. L’étiquette mensongère de certains cosmétiques n’est pas en reste : un produit estampillé « sans silicone » contenait en réalité cet ingrédient, soulignant un manque flagrant de traçabilité.

Une faille dans le système d’importation

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