
Celui d’une femme de 76 ans, aujourd’hui placée en détention provisoire, accusée d’avoir sciemment déclenché une série d’incendies qui ont semé la peur et la stupeur parmi les habitants. C’est une arrestation aussi surprenante que déroutante qu’ont réalisée les gendarmes de Castelmayran samedi dernier. Loin des profils habituels liés aux incendies volontaires, c’est une femme âgée de 76 ans qui a été interpellée, après plusieurs semaines d’enquête minutieuse.
Les premiers soupçons portaient sur quatre départs de feu et une tentative recensés au cours de l’été 2025. Rapidement, des incohérences dans les déplacements, des témoignages, puis une perquisition ont permis aux enquêteurs de remonter jusqu’à elle. Dans sa voiture, des briquets. À son domicile, des allume-feu parfaitement identiques à ceux retrouvés sur les lieux des sinistres.
Une méthode simple, mais redoutable
Le procureur de la République de Montauban, Bruno Sauvage, a révélé le mode opératoire utilisé : des allume-feu jetés sur des talus secs en bordure de champs. Une technique rudimentaire mais efficace, particulièrement dangereuse en période estivale, lorsque la végétation est aride et hautement inflammable.
Confrontée aux preuves, la mise en cause a reconnu être à l’origine de quatre feux récents, expliquant avoir agi par “frustration envers certaines personnes de la commune”. Un mobile personnel, flou et inquiet, dans une affaire où les conséquences auraient pu être bien plus dramatiques.
Une série bien plus vaste révélée

