Et puis ça s’est reproduit encore et encore. Je lui ai dit : « Si tu recommences, je vais devoir partir ». Et puis il m’a dit : « Si tu pars, je te découpe, je creuse un trou dans la forêt et je t’enterre là où personne ne te trouvera, même pas tes parents ».

Les confidences déchirantes d’Adeline Toniutti
Par chance, elle pourra compter sur une amie qui la sortira de là : » Elle voit que mon état se dégrade et comprend ce qui se passe. Elle me dit : ‘Adeline, il y a quelque chose qui ne va pas, ça dépasse ta voix’. Puis elle me demande : ‘Est-ce qu’il te frappe ?’, et je ne réponds pas car je n’ose pas lui dire oui », confie-t-elle. Son amie a alors trouvé les bons mots pour la convaincre de partir. « Elle me dit : « Adeline, est-ce que tu veux finir dans un fauteuil comme ta grand-mère ? ».
Et à ce moment-là, je ne sais pas ce qui se passe, je sens mon échine se hérisser comme un chat et je me dis que je peux encore m’occuper de moi. Je n’ai plus de voix, mais j’ai encore deux jambes pour avancer. Et puis j’ai pris le téléphone, j’ai appelé SOS Femmes battues, et je suis partie », poursuit-elle.
