L’ancien Premier ministre Gabriel Attal, désormais poids lourd du parti Renaissance, s’est emparé du dossier. Il compte présenter lundi prochain une série de propositions de lois à l’occasion d’une convention dédiée aux questions régaliennes.
Un premier projet polémique : le voile interdit aux mineures

Parmi les mesures envisagées, la plus discutée est l’interdiction du port du voile pour les mineures de moins de 15 ans dans les espaces publics. Une proposition immédiatement qualifiée de liberticide par certains, et soutenue par d’autres comme un levier de protection contre les pressions communautaires.
À cela s’ajoute un projet de loi visant à exclure les sportives voilées des compétitions officielles, au nom de la laïcité. Cette disposition s’inscrit dans la continuité d’une proposition votée par le Sénat, destinée à “préserver la neutralité du sport”, mais dont la portée sociale et symbolique provoque déjà de vives réactions.
Macron tempère, sans désamorcer

Interrogé le 13 mai sur TF1, Emmanuel Macron a apporté une nuance à cette législation controversée. Il soutient l’interdiction du voile en compétition, mais souhaite laisser aux fédérations sportives la liberté de décision en matière d’entraînement :
« Il faut du pragmatisme. Notre loi ne l’empêche pas dans les infrastructures sportives, pour s’initier ou s’entraîner », a-t-il précisé. Une tentative d’équilibrisme, qui ne suffit toutefois pas à calmer les oppositions.
