Figure libre du cinéma français, elle n’a jamais esquivé les sujets sensibles.

Interrogée sur le burkini, l’actrice a répondu sans détour, revendiquant un féminisme nuancé, attaché à la liberté individuelle autant qu’à l’égalité. Une prise de parole qui relance un débat ancien, toujours inflammable.
À 59 ans, Sophie Marceau continue d’assumer des positions tranchées sur des questions de société. Invitée à s’exprimer sur le port du burkini, l’actrice a livré une réponse directe, refusant les raccourcis et les postures idéologiques qui enferment le débat depuis des années.
« Je suis féministe et… »

Dans sa déclaration, elle a rappelé son attachement au féminisme, tout en soulignant que celui-ci ne peut, selon elle, se résumer à une interdiction vestimentaire. Pour Sophie Marceau, la liberté des femmes passe d’abord par leur capacité à choisir, même lorsque ce choix dérange ou divise l’opinion publique.
Entre liberté individuelle et pression sociale
L’actrice a reconnu la complexité du sujet, évoquant à la fois la possibilité d’un choix personnel sincère et le risque de pressions culturelles ou religieuses pesant sur certaines femmes. Cette nuance, rarement exprimée dans les débats médiatiques, a donné à sa prise de parole une tonalité mesurée.
Un débat français hautement sensible

En France, le burkini cristallise depuis des années des tensions autour de la laïcité, de l’égalité femmes-hommes et de l’intégration. Chaque prise de position publique ravive des clivages profonds, entre défenseurs de la liberté vestimentaire et partisans d’une lecture plus stricte des valeurs républicaines.
Sophie Marceau a insisté sur le fait qu’elle ne souhaitait appartenir à aucun camp figé. Sa réflexion s’inscrit dans une vision du féminisme qui privilégie l’émancipation individuelle plutôt que l’injonction collective, quitte à susciter l’incompréhension.










