Le besoin d’amour, un terrain fertile pour l’emprise

Sortie d’une longue relation de huit ans et demi, Sophie était vulnérable et en quête d’affection. « Je savais que mon ex avait refait sa vie, et j’étais un peu dans une démarche de : il faut que je trouve vite quelqu’un », confie-t-elle avec sincérité. C’est cette fragilité émotionnelle que son compagnon de l’époque a su exploiter. « Il m’a apporté ce dont j’avais besoin sur un plateau. » Un besoin comblé artificiellement, devenu le piège parfait pour une prise de contrôle affective.
Une descente progressive dans l’enfer de l’emprise

L’emprise n’a cessé de croître, jusqu’à coloniser l’intimité de Sophie. Elle raconte comment, après leur emménagement, son compagnon s’est autorisé à vendre ses meubles sans son accord. « Des choses disparaissaient », raconte-t-elle. Ce contrôle insidieux est venu renforcer un sentiment d’effacement personnel, typique des victimes de ce qu’elle nomme elle-même un « pervers narcissique ». Elle décrit cette manipulation mentale comme un poison lent : « On se sent vidé, mais on croit que c’est pour notre bien. »
