À l’approche du scrutin décisif pour la mairie de Paris, les lignes politiques se dessinent avec netteté.

Entre hausse assumée des impôts, promesses de baisse fiscale et vision opposée de l’urbanisme, les candidats encore en lice multiplient les propositions pour convaincre des électeurs plus indécis que jamais.
Dimanche prochain, les Parisiens devront trancher entre trois prétendants majeurs à l’Hôtel de Ville : Emmanuel Grégoire, Rachida Dati et Sophia Chikirou. Dans cette dernière ligne droite, chaque prise de parole devient stratégique, tant les équilibres restent fragiles et susceptibles d’évoluer.
Invitée sur RTL, la candidate de La France insoumise a choisi de détailler ses priorités. Elle assume un positionnement marqué, visant à se distinguer clairement de ses concurrents, en mettant en avant des mesures qu’elle juge nécessaires pour transformer durablement la capitale.
Une hausse de la taxe foncière assumée

Parmi ses propositions les plus commentées figure une augmentation de la taxe foncière. Sophia Chikirou propose une hausse de 2,5 points, qu’elle considère indispensable pour financer son programme, notamment en matière d’écologie urbaine.
Selon ses estimations, cette mesure permettrait de dégager près de 208 millions d’euros supplémentaires. Elle insiste sur l’impact limité pour les propriétaires, évoquant une augmentation d’environ 10 euros mensuels pour un logement de 130 m², tout en ciblant particulièrement les multipropriétaires jugés capables d’absorber cet effort fiscal.
Une opposition frontale avec la droite

Face à cette proposition, Rachida Dati défend une ligne radicalement opposée. La candidate de la droite et du centre promet, au contraire, une baisse de la taxe foncière, dénonçant la pression fiscale exercée ces dernières années sur les Parisiens.
Dans ses déclarations, elle accuse la majorité sortante d’avoir lourdement augmenté les impôts. Elle s’inscrit ainsi dans une logique de rupture fiscale, visant à alléger la charge pesant sur les contribuables, dans un contexte où la question du pouvoir d’achat reste centrale.
Un projet de transformation urbaine radicale
Au-delà de la fiscalité, Sophia Chikirou défend une vision ambitieuse de l’aménagement de la capitale. Elle affirme vouloir rompre avec ce qu’elle qualifie de “ville libérale”, en s’opposant fermement à la spéculation immobilière, qu’elle juge responsable de nombreuses dérives.
Sa stratégie repose sur un arrêt net de certains projets d’urbanisation. Elle promet de mettre fin à plusieurs grands chantiers immobiliers, considérés comme emblématiques de cette logique de bétonisation, afin de repenser l’équilibre entre construction et qualité de vie.










