Une démission peut parfois dépasser le simple cadre professionnel et devenir un symbole.

Dans le paysage audiovisuel français, le départ de Sonia Mabrouk de CNews a déclenché une onde de choc qui mêle éthique journalistique, réactions politiques et spéculations sur l’avenir d’une intervieweuse devenue incontournable.
Figure familière des plateaux de CNews, Sonia Mabrouk a choisi de quitter la chaîne après le maintien à l’antenne de Jean-Marc Morandini, malgré sa condamnation définitive pour corruption de mineurs. Ce départ, présenté comme un choix de conscience, a immédiatement pris une dimension publique et symbolique. La journaliste a expliqué que sa relation avec une partie de la direction était devenue incompatible avec ses principes, affirmant que sa priorité resterait la défense des victimes.
Cette prise de position, rare dans un univers médiatique souvent discret sur ses tensions internes, a suscité de nombreuses réactions au sein du secteur.
Un message inattendu venu de l’Élysée

Au lendemain de l’annonce, un soutien inattendu a retenu l’attention. Selon plusieurs sources de presse, Emmanuel Macron, alors en déplacement à Davos, aurait adressé un message personnel à la journaliste pour saluer son courage. Ce geste présidentiel, inhabituel dans ce type de contexte, a amplifié l’écho de cette démission bien au-delà du monde des médias.
D’autres figures connues du paysage audiovisuel, parmi lesquelles Pascal Praud, Laurence Ferrari et Philippe de Villiers, ont également manifesté leur soutien, soulignant la portée de cette décision dans un débat plus large sur la responsabilité des médias.
Une onde de choc pour la chaîne
Pour CNews, le départ d’une intervieweuse reconnue pour la rigueur de ses entretiens constitue un événement marquant. L’affaire a relancé les interrogations sur la gestion interne de la chaîne et sur les choix éditoriaux opérés dans un contexte sensible. La polémique a ainsi dépassé le cas individuel pour interroger le rapport entre ligne éditoriale, éthique professionnelle et image publique.
La démission de Sonia Mabrouk a été perçue par certains comme un acte de déontologie fort, rappelant que la crédibilité journalistique repose aussi sur des positions assumées.

Des rumeurs persistantes autour de BFMTV
À peine le départ officialisé, les spéculations se sont multipliées sur la suite de son parcours. Le nom de BFMTV revient avec insistance. Interrogé sur cette éventualité, Jean-Philippe Baille, dirigeant de l’information du groupe RMC-BFM, a dressé un portrait flatteur de la journaliste, sans exclure l’hypothèse d’une collaboration future.
Cette ouverture prudente alimente l’idée qu’une arrivée sur une chaîne concurrente pourrait rapidement se concrétiser, tant la valeur professionnelle de Sonia Mabrouk est reconnue dans le milieu.
Loin de marquer une fin, cette démission semble ouvrir de nouvelles perspectives. Le geste de Sonia Mabrouk a renforcé son image d’intervieweuse attachée à des principes clairs, ce qui pourrait séduire d’autres rédactions en quête de figures fortes et crédibles.









