
Le drame débute le 25 octobre, lorsque le fils d’une employée de nettoyage du Musée d’art et d’histoire de Genève tente de mettre fin à ses jours. Hospitalisé en urgence, le jeune homme nécessite une présence constante. Sa mère, employée par la société sous-traitante LGE, prend alors deux jours pour rester à son chevet, conformément aux recommandations médicales, avant de solliciter un délai supplémentaire auprès de son employeur.
Une demande humaine, une réponse administrative
L’entreprise LGE oppose un refus sec, arguant que le solde de jours disponibles de la salariée est épuisé. Face à cette fin de non-recevoir, la mère se rend chez son médecin, qui lui délivre un arrêt maladie de deux jours. Une décision médicale destinée à lui permettre de rester auprès de son fils dans un moment de détresse extrême.

Début novembre, à son retour au travail, la sanction tombe. L’employée est congédiée. Dans un premier temps, le motif évoqué par l’entreprise est une « restructuration ». Quatre jours plus tard, le discours change : LGE lui reproche désormais « trois absences distinctes ». Une justification jugée incohérente et profondément choquante par de nombreux observateurs.
Le musée et le personnel solidaires
Au sein du Musée d’art et d’histoire, la stupeur est totale. La direction comme les représentants du personnel ont exprimé leur soutien à la salariée licenciée. Mais le musée rappelle qu’il n’est pas l’employeur direct : la décision relève exclusivement de la société sous-traitante. Une situation qui met en lumière les limites du recours à la sous-traitance dans les institutions publiques.
