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26 août 2026

Sommé par LFI de s’excuser pour Guedj, Faure appelle « tous ces gens à prendre une douche froide »

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Olivier Faure, reconduit à la tête du PS, tente de maintenir une ligne d’unité, mais les attaques frontales de Jérôme Guedj contre Jean-Luc Mélenchon ont ravivé les fractures les plus profondes au sein de la NUPES, au point de remettre en cause la possibilité même d’une alliance électorale cohérente. L’ambition d’Olivier Faure d’unifier la famille socialiste s’est heurtée à la réalité d’un parti divisé. À Nancy, le week-end n’a pas suffi à recoller les morceaux entre les partisans d’une gauche unie sous conditions — emmenés par Faure — et ceux qui rejettent frontalement toute alliance avec La France Insoumise, jugée toxique. Dans ce contexte déjà fragile, l’intervention incendiaire de Jérôme Guedj a mis le feu aux poudres : en accusant Jean-Luc Mélenchon d’“antisémitisme” et en le qualifiant de “salopard”, le député de l’Essonne a dépassé le simple cadre du désaccord politique pour entrer dans un affrontement personnel et symbolique.

Ces mots lourds ont provoqué l’ire des troupes insoumises, qui ont immédiatement exigé des excuses, non seulement de Guedj, mais aussi de la direction socialiste. Mais le Premier secrétaire a refusé de céder.

Olivier Faure refuse de jouer les arbitres

Pas question pour Olivier Faure de s’incliner ou de distribuer des blâmes, encore moins face à un adversaire aussi virulent que Mélenchon. Interrogé lundi 16 juin sur Télématin, il a renvoyé la balle à ses ex-partenaires insoumis, leur reprochant de “ne pas balayer devant leur porte”, en référence aux multiples tensions et attaques adressées au PS depuis des mois. Le patron du PS déplore que le débat politique soit sans cesse pollué par des querelles personnelles entre figures de la gauche : “S’ils veulent se parler, ils le font dans un coin”, a-t-il cinglé, en référence à Guedj et Mélenchon, dont il rappelle la proximité passée.

En filigrane, c’est toute la stratégie d’Olivier Faure qui se joue : se poser comme le garant d’un projet social-démocrate crédible face à l’extrême droite, tout en évitant de sombrer dans les guerres intestines qui rendent la gauche illisible aux yeux des électeurs.

La riposte des proches de Guedj

Mais cette neutralité affichée est loin de satisfaire tous les socialistes. David Assouline, soutien de Nicolas Mayer-Rossignol, n’a pas mâché ses mots sur les réseaux sociaux : “On ne met pas sur le même plan des propos antisémites et celui qui les dénonce.” Pour ces cadres du PS, le silence d’Olivier Faure équivaut à une forme de compromission, voire d’abandon de terrain moral, au moment même où la gauche devrait afficher une fermeté sans faille sur les valeurs républicaines.

La ligne Faure, qui repose sur un fragile équilibre entre alliance tactique et différenciation idéologique avec LFI, semble de plus en plus difficile à tenir. D’autant que le clan Guedj voit dans cette posture un signe de faiblesse, voire un alignement implicite sur des logiques d’alliance avec LFI que de nombreux militants rejettent.

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