Jean-Luc Mélenchon contre-attaque

Le fondateur de LFI, quant à lui, ne s’est pas privé de relancer les hostilités. Sur son blog et sur X, il ironise, attaque et accuse Guedj de jouer une partition hypocrite, voire opportuniste. Il évoque leur passé commun au sein du “Parti de gauche”, pour mieux souligner ce qu’il considère comme une “trahison” de l’élu socialiste, aujourd’hui qualifié de “girouette politique de l’Essonne”. Derrière cette charge, Mélenchon dénonce une stratégie assumée de rupture avec la NUPES, destinée selon lui à “faire le lit du macronisme”.
La violence de la riposte mélenchoniste montre que le divorce est plus que consommé. Les socialistes qui espéraient un apaisement post-congrès se retrouvent désormais face à un dilemme : poursuivre une alliance devenue invivable ou assumer une rupture qui pourrait diviser encore davantage la gauche.
Une gauche paralysée face à l’extrême droite
Dans son discours de clôture, Olivier Faure a déploré que les débats internes aient été transformés en référendum pour ou contre Jean-Luc Mélenchon, soulignant une “domination psychologique” des insoumis sur le reste de la gauche. Une analyse partagée par nombre de cadres socialistes, qui craignent de voir leur parti coincé entre le marteau de LFI et l’enclume de Renaissance, sans vision propre ni espace politique stable.
