
Entre opposition populaire, fronde syndicale et scepticisme politique, la mesure semble vouée à disparaître… sauf si Sébastien Lecornu décidait de la relancer. Dans son projet de budget 2026, François Bayrou avait suggéré de supprimer le lundi de Pâques et le 8 mai, estimant qu’une telle mesure pourrait rapporter plus de 4 milliards d’euros aux caisses de l’État. L’annonce avait aussitôt déclenché une levée de boucliers : selon un sondage Odoxa publié fin août par Le Parisien, 84 % des Français y étaient opposés, un chiffre qui témoigne d’un rejet massif. Les syndicats avaient exprimé leur colère, et même le patronat n’avait pas défendu avec enthousiasme cette idée.
Des tensions qui avaient poussé Bayrou à reculer
Face à la grogne, Bayrou avait commencé à assouplir sa position début septembre. Il s’était dit prêt à « examiner toute solution » alternative pour réaliser des économies équivalentes. Mais avant qu’aucune décision ne soit prise, sa démission est venue refermer, du moins provisoirement, ce chapitre budgétaire sensible.

Sébastien Lecornu garde le silence… pour l’instant
Nommé Premier ministre mardi soir, Sébastien Lecornu n’a pas encore évoqué le sujet. Dans ses premières déclarations sur X (ex-Twitter), il a surtout insisté sur la stabilité et l’unité nationale, sans aborder la question des jours fériés. Relancer une mesure aussi impopulaire pourrait s’avérer risqué politiquement, alors que son gouvernement doit chercher des compromis pour éviter une motion de censure, notamment avec le PS.
Le PS en position de force et Renaissance divisée

