Au moment de sa première estimation, la différence avec ses revenus professionnels dépassait donc 700 euros par mois. À cela s’ajoutait la disparition de différents avantages liés à son emploi, notamment les chèques-repas, la prime versée en fin d’année et un bonus annuel.
Christiane précise toutefois que sa frustration ne repose pas principalement sur des difficultés financières. Elle estime surtout que plus de cinquante années de travail à temps plein devraient être davantage visibles dans le montant final de sa pension.

Elle compare notamment sa situation avec celle de personnes ayant connu de longues périodes de chômage ou d’incapacité de travail et dont certaines périodes peuvent être prises en compte dans le calcul de leurs droits.
Cette impression nourrit chez elle une question récurrente : après avoir travaillé à temps plein pendant plus d’un demi-siècle, l’effort supplémentaire réalisé au-delà d’une carrière complète est-il réellement suffisamment récompensé ?
Christiane avait pourtant plusieurs raisons de prolonger son activité. Son employeur proposait notamment une assurance groupe. Un départ à 60 ans aurait, selon elle, considérablement réduit le capital qu’elle pouvait en retirer par rapport à un départ cinq années plus tard.
