En parallèle, elle laisse entendre qu’une collaboration ponctuelle avec des membres des Républicains pourrait être envisageable, tout en excluant toute alliance avec des figures comme Valérie Pécresse, Xavier Bertrand ou Gérard Larcher. Une manière de réaffirmer le positionnement identitaire de Reconquête sans totalement fermer la porte à une recomposition des droites.
Une offensive contre l’entrisme islamiste

Au cœur de l’entretien, la députée européenne a multiplié les mises en garde contre l’entrisme islamiste. Selon elle, la menace est alimentée par une immigration massive, qu’elle lie directement à l’importation d’idéologies religieuses radicales : « Quand on accueille aujourd’hui 500 000 étrangers originaires de pays musulmans, pourquoi s’étonner de l’existence de cette menace ? »
Elle appelle à des mesures radicales : fermeture des écoles religieuses liées à ces réseaux, expulsion des prédicateurs étrangers, et arrêt immédiat de l’immigration. Un discours de fermeté, voire de rupture, qui s’inscrit dans la continuité des positions historiques de Reconquête.
Une vision rigide de la laïcité

Sarah Knafo adopte une ligne dure sur la place de la religion dans l’espace public. Elle plaide sans détour pour l’interdiction totale du voile dans l’espace public, rejetant toute forme de compromis : « Le voile, c’est tout ou rien. »
À cela s’ajoute une volonté de proscrire les tapis de prière en entreprise, qu’elle considère comme des marqueurs d’un islam trop visible. Selon elle, c’est aux musulmans « de faire des accommodements raisonnables avec la France », et non l’inverse. Une inversion volontaire des termes du débat sur le vivre-ensemble, portée par une lecture très rigoureuse du principe de laïcité.
